Conférence finale du Projet Solidarity organisée par Confrontations Europe – Paris, 18 décembre 2019

Participation des élèves ambassadeurs juniors et professeurs des lycées Galilée (Paris 13ème) et Jean Monnet (Montrouge, 92) à la conférence.

« Vous n’êtes pas le futur, vous êtes déjà le présent »

Un projet. Sept pays d’Europe. Un mot d’ordre : l’échange, une ambition : celle de renforcer la participation citoyenne de la jeunesse européenne. Mené par le think thank Confrontations Europe, le « Projet Solidarity 2019 » achevait, le 18 décembre, son périple à Paris.

Après l’organisation d’ateliers participatifs et de séminaires à Varsovie, Prague, Budapest, Athènes et Belgrade, c’est à la maison du Portugal de la Cité internationale que s’est tenue la conférence finale du projet. Malgré la grève des transports, des membres du « groupe Solidarity » de Confrontations Europe et des jeunes d’Île-de-France (associations et élèves des lycées professionnels Galilée et Jean-Monnet) se sont déplacés pour assister à l’événement.

Agir par la parole

Place aux discours introductifs. La salle est quasiment pleine, le public est attentif. Après l’intervention de Laurence Marion, déléguée générale de la Cité internationale – qui se veut être la « Cité de la paix et de la solidarité » – Hermano Sanchez Ruivo, conseiller de Paris et délégué à l’Europe, prend la parole. « Vous n’êtes pas le futur, vous êtes déjà le présent ». L’essentiel est dit. Ou presque. La jeunesse présente ce jour-là a beaucoup à dire. Donnons-leur, alors, la parole.

Au menu de la matinée : des débats en groupe sur des thèmes tout autant cruciaux que d’actualité. « L’insertion des jeunes sur le marché du travail en Europe : les difficultés et retours d’expérience », « Quelle vision de la politique d’asile et de la migration en Europe », « La mobilité régionale et internationale : opportunité et obstacles », « Comment s’engager dans le débat démocratique en tant que jeune aujourd’hui ».

Durant deux heures, les participants devront donner leurs avis sur ces problématiques. Après ce brainstroming, ils feront une synthèse des principales idées évoquées pour ensuite l’exposer devant le public. « Le but est, à travers la parole et les rencontres, d’offrir à ces jeunes l’opportunité de faire entendre leur voix, de s’ouvrir aux autres et également de susciter chez eux un sentiment d’appartenance à l’Europe », explique  Lorène Weber, chargée de mission Finance et Jeunes à Confrontations Europe

À  l’issue de « Projet Solidarity 2019 », un manifeste reprenant les propositions concrètes des jeunes ayant pris part à ces événements, sera présenté auprès de décideurs politiques et d’acteurs économiques et sociaux, avec l’implication d’organisations et de médias partenaires.

Perte de confiance

« Comment s’engager dans le débat démocratique en tant que jeune aujourd’hui ? ». Assis en rond, les lycéens des établissements professionnels Galilée et Jean-Monnet (Écoles ambassadrice du Parlement européen) ont la mission de s’exprimer sur cette problématique. Le débat est ouvert par Lorène Weber : « Par quels moyens vous engagez-vous dans la vie politique ? ».

Les réponses ne fusent pas. L’animatrice pose alors la question autrement. « Vous êtes-vous déjà engagés ? ». La majorité répond par la négative. D’autres, moins nombreux, font part de leurs expériences en tant que délégués ou membres d’associations.

Un autre médiateur de l’atelier poursuit : « Qui connaît au moins un élu de sa ville ou de sa région ? ». Silence.

Ils confient ressentir une impression de distance entre eux et la classe politique. « Intouchables », « coupés de la réalité des citoyens », « inaccessibles »… Les lycéens disent ne pas se sentir proches des élus, de ne pas avoir forcément confiance en eux, et de fait de ne pas se sentir impliqués dans le débat démocratique.

Comment réinventer les modes de participation politique chez les jeunes s’ils ne croient plus eux même en la « cité » du « peuple » ?

Voyager, voter

Réseaux sociaux, investissement de plate-formes numériques, engagement associatif ou artistique, marches, manifestations, grèves, pétitions, sittings, boycott d’un produit ou d’une grande marque, s’exprimer librement… Les jeunes se prêtent au jeu et établissent une liste de moyens et de solutions qui leur permettraient d’être des citoyens actifs.

Le sujet de la mobilité est également évoqué. « Voyager, échanger, rencontrer d’autres personnes, découvrir des cultures différentes, ça donne envie de s’engager », défend Étienne Fritz,  jeune ambassadeur de l’OFAJ. Le voyage forme la jeunesse. Il incite surtout, selon Étienne, à se rendre aux urnes.

Si tous les membres du groupe n’ont pas eu l’occasion de séjourner à l’étranger, la plupart de ces lycéens sont convaincus que le vote est une forme d’engagement indispensable au bon fonctionnement de la vie démocratique.

Capucine et Myriam, élèves de première au lycée professionnel Galilée soutiennent : « C’est notre devoir de citoyen. Même si on vote blanc, c’est du gâchis de ne pas aller voter ». C’est grâce à leur professeur de français, d’histoire-géographie et d’éducation civique que ces deux jeunes filles ont réalisé que le droit de vote est une chose précieuse. 

Après une matinée d’échanges et de réflexions, ces futurs électeurs semblent s’être davantage sentis concernés par des thèmes qu’ils pensaient bien loin de leur réalité… Le « Solidarity Tour » peut se clôturer sur une note de 20 sur 20.

Article préparé par Camille du Lycée Galilée, Paris 13ème

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